Il n’y a pas de raison de toujours raconter mes vols réussis… alors pour changer un peu voici un Loupé.

L’histoire se passe le 31/03/2002. Cela fait quelques temps que je serine mes copains pour tenter “Gresse”. Pour ceux qui ne connaissent pas ce site, c’est un site devenu mythique depuis que l’équipe de France est venue faire un vol de groupe au départ d’ici et a établi un (sacré) record : Gressse la suisse. Ils ont décollé à 10h45. 8 d’entre eux se sont posé 268 km plus loin à Retkingen (Suisse) après 8h ½ de vol.

Donc mon objectif, depuis l’année 2001 où nous avons découvert ce site est de rallier Gresse à Annecy. Nous sommes partis avec le Jeumeu et le Marco accompagné par Jean (pilote débutant pour qui l’objectif est de faire un bon vol). Sur place, nous rencontrons quelques gus (dont des membres du PCHT) avec les mêmes objectifs que nous. La journée s’annonce excellente (et elle le sera pour certains).

Nous décollons (comme toujours, trop tard)… Comme d’habitude, j’ai du mal à monter sur le pic au nord de gresse. Je me jette sur la ferrière où Jeumeu m’a précédé. Je suis suivi par le Marco. Le Jeumeu se jette sur les deux sœurs et fait le paf monumental comme à chaque fois. J’enquille peu après. A la radio je crois comprendre qu’il me dit d’aller plus loin. Je suis trop loin à l’intérieur. Le marco qui me suit peu après arrive à trouver le thermique et monte. Je me retrouve en bas, sur le col de l’arzelier. J’essaie d’attraper tout ce que je peux mais rapidement je me retrouve à slalomer sur une piste de ski. Je vais me poser la mort dans l’âme en dessous du village.

Jeumeu ira jusqu’à la savoyarde où trop fatigué il ira se poser en finesse à montlambert (~80km). Marco ira jusqu’à Annecy. Fatigué et sans autre objectif, il se pose avec vraisemblablement 120 km au compteur et 5h30 de vol.

Pas de chance ? (peut être) Mauvaise journée ? (certainement – pour moi en tout cas Wink ) Je m’étais aussi peut être mis trop de pression. Un vol en parapente, il faut aussi savoir le déguster comme il vient, sans vouloir à tout prix lui forcer la main. En tout cas, j’ai brillamment réussi 9 km ce jour là !