Facile

Depuis le début, tous ceux qui ont décollé ont facilement et rapidement fait de beaux pleins dès la sortie du déco. Quand je décolle, je suis pris dans de bons thermiques qui me montent déjà généreusement. Bon, histoire d’avoir quelque chose à raconter, je me bats quand même avec la radio qui est tombée de son emplacement et pendouille après sa vache. Je tente de l’accrocher à un endroit. elle ne tient pas. Je la met à un autre endroit. Ensuite c’est le micro qu’il faut que je ré attache. Je m’aperçois que mon aile est jalouse de l’attention que je porte aux instruments. Elle clignote de plus en plus frénétiquement dans les bords du thermique. Je m’applique donc un peu mieux à piloter. Je rallume le GPs qui s’était éteit puis le règle sur la bonne page… et je vois que l’instrument -pourtant très amorti- mesure le thermique à +5m/s … ça c’est fait Smile

En moins de 10 minute, j’ai fais ma sortie de déco, j’ai pris un bon plein, je suis ~300m au dessus du déco, je vais en direction de Chapareillan assurer une balise. Je vais moins au nord que d’habitude vu que je ne suis pas en configuration de vouloir assurer un gros bouclage. En revanche, je me décale un peu plus vers l’ouest que d’habitude … dès fois que je reviennent de Belledonne.

Je fais demi-tour, reviens au dessus du déco puis je file rapidement vers le sud. Je suis au dessus du plateau. Le cheminement est facile et rapide. Un peu avant d’arriver à sainte marie, je vois des ailes qui ratassent à Pierre Aiguille. Je prends la radio pour avertir mes camarades. Je formate mon message radio avec seulement des informations techniques “je suis à 1200 juste avant sainte marie, des ailes font un point bas au Touvet”. Je ne veux pas transmettre ma crainte : le passage de Sainte Marie et du Touvet sont parfois un peu compliqué avec de pleins pas évidents à faire. Effectivement, je “décroche” du plateau à Sainte Marie. Je rebondis un peu sur Bellechambre où des ailes sont sur le point de décoller. Je raccroche en dessous du déco, j’arrive à passer au dessus, mais pas bien mieuxThinking Je file sur l’extrémité sud de Bellechambre tiré par un petit bout de thermique … mais je n’arrives à prendre qu’une 50e de mètres.

Vu que jusqu’à présent ça avançait bien, je continue sur Pierre Aiguille que je raccroches au niveau des dents. Je bataille un peu au niveau des dents et je me fais doubler par plusieurs ailes. Je crois reconnaître l’aile de Gilles qui passe bien haut, mais je me dis que -comme j’ai avancé assez rapidement- ils ne peuvent pas être déjà là.

6 minutes pour remonter des dents jusqu’au dessus de Pierre Aiguille. C’est très raisonnable vu le nombre de fois où j’ai fait un plomb à cet endroit. Je me retrouve à ~1300m d’altitude à la faveur d’un vrai bon gros thermique (la trace GPS me gratifie d’un +9,7 m/s Cool ). Je m’engage à la poursuite du troupeau d’aile qui vient de passer. Au col de Marcieu, PiRK annonce qu’il fait la voiture balais … alors je suis derrière lui ! cela signifie 2 choses : ils m’ont tous doublé et en plus ils me snobent Neutral Je prends la radio pour rassurer PiRK et dire au copains que je suis derrière .. mais je crois qu’ils ne m’ont pas compris.

Je me rapproche très lentement de PiRK. Je ne comprends pas, je suis sur un petit 2e barreau et je n’arrive pas à la rattraper mieux que ça. Bon, j’ai bien un souci de symétrie (*) de ma sellette qui peut expliquer que j’avance moins vite que “normalement”, mais en théorie j’ai une aile qui est sensée être beaucoup plus rapide. Je transite à 45 – 50 km/h au GPS, j’enroule le minimum … mais PiRK se défend bien.

(*) A chaque fois que j’appuie sur le barreau, je mesure comment les poulies s’enfoncent. Pour que les 2 poulies s’enfoncent symétriquement, il faut que je pousse le pied gauche plus loin que le pied droit. du coup la jambe droite se trouve en bout d’extension quand la droite est encore en tension. Le pire c’est quand quand les poulies sont enfin au même niveau, l’aile continue à tourner… le contre sellette n’est pas suffisant. il faut que je pousse encore plus la dissymétrie pour essayer de voler droit Evil

Bon … donc je fais la course derrière PiRK. Je me prépare aussi pour la durée du vol. Je me force à manger un peu. J’ai du mal à fouiller dans la poche de ma combinaison, mais j’arrive à sortir une compote de pomme (je voulais manger une barre de céréale – mais ça ira bien comme ça). Je vois PiRK se faire plomber pendant la transition avant Saint Bernard. Je n’arrives pas à éviter la dégueulante qu’il s’est prise. Pendant que je me bat avec la dite dégueulante, PiRK se prend un bon thermique qui le monte bien haut.  Je fais le tour du mamelon de Saint Bernard et je trouve un bon thermique (mais je pense un autre que celui de PiRK). Ce thermique me permet de renouer avec le vol au dessus du plateau.

Nous passons devant Saint Hilaire où c’et la foule des grands jours. Les déco sud et nord sont des champs de parapentes en fleur. Le terrain naturel n’est plus visible sous l’arc en ciel des couleurs synthétiques. Je suis un peu content de ne pas être dans cette cohue là. Mais finalement je n’y accorde pas beaucoup d’importance, tout à mon oeuvre. J’arrive à rattraper PiRK petit à petit, mais les autres sont encore loin devant.

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